Pessah

KOUNTRASS 186eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Revenons à la vie courante…

 

Nous voici après la fête de Chavou’oth, et nous revenons à présent à la vie courante. Que devons-nous conserver en notre mémoire de ces jours spécifiques ? La Guemara (Pessa’him 68a) rapporte que rav Yossef disait le jour de Chavou’oth : “Préparez-moi un agneau de qualité, car si ce n’est ce jour qui l’a entraîné, combien de Yossef peut-on trouver sur le marché !” Ce Sage de la Guemara voulait ainsi marquer sa reconnaissance envers l’Eternel pour avoir donné au peuple juif le jour de Chavou’oth, avec le don de la Tora, car sans ce moment exceptionnel, que serait-il devenu ? Des gens qui portent son nom, Yossef, abondent sur le marché, mais des “rav” Yossef, non ! Rachi explique que ce jour, jour du don de la Tora, “m’a grandi”. Rav Chéchet, pour sa part, est rapporté dans ce même texte de la Guemara comme disant à son âme de se réjouir : “Réjouis-toi, mon âme, réjouis-toi, mon âme, car j’ai appris les versets pour toi, et j’ai appris les textes talmudiques pour toi”. Le Maharcha explique cette redondance de l’expression “réjouis-toi, mon âme”, comme faisant allusion aux divers niveaux de l’âme ainsi que l’explique le Rambam dans ses Huit Chapitres (introduction au traité Sanhédrin). Toutes les composantes de la personnalité sont concernées par l’étude de la Tora, et peuvent en ressentir l’impact. Au contraire, c’est la raison pour laquelle, selon le Beth haLévy (par. Yitro), nous sommes tenus de bien manger ce jour-là, comme le dit la Guemara (id.) : “Il faut également vous occuper de vous-mêmes”, ne pas jeûner, mais effectuer des repas importants. Les anges, rapporte ce rav, ont demandé que la Tora leur soit donnée (Chabbath 88b, et Tehilim/Psaumes 8,2) : “Eternel, notre Seigneur ! Que Ton Nom est glorieux par toute la terre ! Car Tu as répandu Ta majesté sur les cieux.” L’Eternel a demandé que Moché leur réponde, ce qu’il fit en leur disant qu’ils n’avaient pas de côté matériel, et que donc nombre des mitswoth de la Tora, justement dirigées vers l’aspect physique des créatures, ne pouvaient les concerner.

 

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KOUNTRASS 185eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Se connaître soi-même

 

Les récents événements peuvent nous faire comprendre comment nous fonctionnons ! Nous pensons en particulier à l’extraordinaire décision – qui a quelque chose de obsessionnel – de Barak (‘Hussein) Obama de conclure des accords avec les Iraniens : ne s’agit-il pas d’un pays qui ne cesse de financer les groupes de terroristes les plus virulents de la planète, tout juste dépassés par Daesh, permettant au ‘Hezbollah de s’armer, soutenant le ‘Hamas et d’autres organismes du même type, intervenant en Syrie, et finalement, menaçant Israël directement de destruction par voie atomique ? Depuis de longs mois, Obama et son secrétaire d’Etat, le non moins obsessionnel John Kerry (son grand-père paternel Fritz Kohn doit se retourner dans sa tombe, bien que lui même ait déjà tourné casaque et que son petit-fils ne fasse pas partie de notre peuple), tentent d’arriver à tout prix à ces accords, pour finalement, parvenir à une quelconque signature, de suite contestée par les Iraniens, prétendant que les sanctions devaient être levées dans l’immédiat, alors que les Américains clament que ce n’est pas le cas. Les médias anglais signalent que, pendant ce temps, l’Iran aide le ‘Hamas à reconstruire les tunnels utilisés lors du récent affrontement avec Israël à partir de la bande de Gaza. Mieux encore : Obama lui-même reconnaît que dans treize ans, l’Iran pourra très rapidement arriver à la bombe… Mettons de côté la sécurité d’Israël, qui semble peu intéresser Obama. Permettant la levée des sanctions contre l’Iran et autorisant ce pays à rejoindre à nouveau le cercle des nations normales, les Etats-Unis d’Amérique font sortir l’un des pays les plus dangereux du monde de son isolement, et accordent une légitimation surprenante, voire révoltante, aux dirigeants iraniens. Comment comprendre cette démarche aberrante de la part du Président des Etats-Unis ? Force est de revenir à ce que les tenants de l’école du Moussar n’ont cessé de nous apprendre : l’homme est influencé par ses propres intérêts, ses sentiments profonds, ses tendances, et peut être entraîné par eux au point de perdre la gouvernance totale de ses décisions. Le juge, une fois qu’il a reçu une quelconque faveur de l’un des partis se présentant à lui, n’est plus en mesure d’arbitrer équitablement, indique la Tora.
L’individu, une fois qu’il a goûté aux plaisirs du monde, ne peut plus accepter de critiquer sa propre conduite. Seuls des jeunes bar-mitswa éprouvent encore un grand enthousiasme à effectuer les mitswoth : un peu plus tard, une fois qu’ils ont saisi les attraits du monde des plaisirs et de la licence, ils perdent tous cette qualité et vont suivre le mouvement général. Obama a reçu le prix Nobel de la paix, à un moment où il n’avait encore jamais prouvé ses capacités de faire régner la paix dans le monde. Depuis qu’il est devenu président, son histoire personnelle prouve plutôt le contraire : il a permis à énormément de conflits de se développer, et a entraîné de nombreux troubles dans le monde, lesquels risquent plutôt de conduire l’humanité au résultat inverse, que D’ nous en protège.

 

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KOUNTRASS 184eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Avant Pessa’h…

Nous voici à présent avant Pessa’h. Nous sortons tous d’une période difficile, de laquelle nous espérons être délivrés. Les Juifs de France ont connu l’un des hivers les plus rudes qu’ils aient eu depuis de longues décennies, marqués par les événements tragiques que l’on connaît. Les Juifs de Terre sainte sortent d’une période délicate, d’élections, qui ont fait surgir sur la place publique beaucoup trop de haine et de mépris mutuel entre les candidats, et entre leurs partis. Le peuple juif tout entier constate avec amertume que l’ancienne haine toujours éprouvée à son égard reprend le dessus, sous le couvert de l’antisionisme soit, mais de la haine tout de même, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Sans oublier les menaces bien plus concrètes encore qui n’ont cesse de se dresser contre nous, de toutes parts, en particulier en Erets Israël. Bien sûr, nous sommes loin des tragédies d’antan, des massacres et des pogroms, que l’Eternel nous en protège ! Mais nous avons tous le sentiment que la période que nous venons de vivre était très éprouvante, et nous aspirons à une délivrance, pour revenir au calme dont nous jouissions auparavant. Et la fête de Pessa’h peut nous apporter cette sérénité ! Nous avons tous les jours l’obligation de nous souvenir de la sortie d’Egypte, mentionnée dans le Qriyath Chema’. Le Chabbath, voyons-nous dans les Dix Commandements, est le “souvenir de la sortie d’Egypte”. Pourquoi ce moment historique de notre peuple est-il si capital ? Parce qu’il nous a prouvé incontestablement la capacité illimitée de l’Eternel de changer les données du monde, sous toutes les coutures, comme en témoignent les dix plaies. Et d’un point de vue politique, n’a-t-Il pas mené un plan remarquable, amenant Pharaon à passer d’une position de force inouïe – “aucun esclave ne pouvait quitter l’Egypte” – lui-même se prenant pour une divinité, à celle dans laquelle il doit céder devant la ruine de l’Egypte aux exigences de l’Eternel présentées par Moché et Aharon, libérer un peuple tout entier, et va finir par périr avec toute son armée, manipulé qu’il était par la Force divine durant toute la période, “afin de faire savoir que Je suis l’Eternel” ? Profitons de cette fête de Pessa’h pour nous sentir nous mêmes libérés d’Egypte, afin de comprendre à quel point la Main de Hachem est capable de nous guider dans l’ensemble des événements qui nous concernent et nous conduire vers une meilleure période.

 

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