Erets Israël

KOUNTRASS 190eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn
Couverture du magazine 190 de Kountrass

Et s’ils avaient raison ?

Le mouvement actuel qui s’est développé chez les Arabes en Erets Israël présente quelque chose d’assez surprenant : ils justifient leurs actes par l’imminence de l’invasion du Mont du Temple par les Juifs.. Les jeunes Arabes sont prêts à se faire tuer pour contrer une telle intention. Or, ce prétexte apparaît totalement faux ! Il ne fait aucun doute au monde, pour toute personne censée, que le gouvernement israélien, tout éloigné de la Tora qu’il est, ne pense à aucun moment amorcer une telle entreprise, d’autant plus qu’il sait bien que cela entraînerait un vrai djihad globalisé, impliquant un milliard d’Arabes, qu’une telle cause trouverait prêts à s’engager pour faire disparaître la présence juive dans le pays ; les religieux n’envisagent pas plus une telle démarche, tout à fait conscients de la reconstruction du Troisième Temple par voie divine ; elle s’avérerait en tout cas impossible de nos jours ; il reste peut-être quelques excités, mais qui les écoute-t-il ? Et la France y croit aussi, elle qui propose la mise en place d’une force internationale sur le Mont du Temple… Alors, pourquoi ces jeunes Arabes se font-ils tuer ? Nul doute que ce mouvement ne repose pas plus que sur l’une des dernières initiatives des dirigeants palestiniens, avec Abou Mazen à leur tête : ils sentent qu’ils perdent du terrain et, pour parer à cette situation, ils ont lancé cette tentative d’intifada Al Kouds [Ces « Juifs et leurs pieds sales (qui) souillent le sol sacré de l’esplanade », disait Abou Mazen ; pas moins ! Le style demeure assez connu…].

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KOUNTRASS 189eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn
Kountrass

Instille la crainte devant Toi…

La question est lancinante : nous prions durant les fêtes austères pour que la Gloire divine Se révèle sur tous ceux qui vivent sur terre, afin que “toute personne qui a une âme en son corps reconnaisse que D’, l’Eternel des Juifs, est Roi, et Sa royauté domine tous les éléments du monde”, et décrivons alors la joie qui se répandra dans le monde quand cela se réalisera, sur Sa terre, dans Sa ville, parmi les justes et les hommes droits. Mais pourquoi est-ce précisément dans la troisième bénédiction que cette prière est exprimée ? Elle eut pu trouver sa place de manière plus normale dans la bénédiction médiane, celle consacrée à la narration de la nature de ces journées que nous vivons alors. Cette troisième bénédiction est consacrée à une notion particulière : celle de la sainteté de l’Eternel, qui dépasse totalement les contingences du monde. La Qedoucha. On y dit d’ailleurs, à la répétition de la ‘Amida, la “Qedoucha”, décrivant, suivant des versets des Prophètes, la sainteté trois fois répétée de l’Eternel, Qui remplit le monde – bien qu’en un second temps, nous déclarons avoir perdu la capacité de situer cette qualité divine, car nous ne sommes pas en mesure de la retrouver dans le cadre limité qui est le nôtre, celui fort restreint du monde matériel. Même les anges en sont là, car, eux aussi, malgré leur absolue finesse spirituelle, ne sont que des créatures, et ne peuvent pas, par définition, arriver à découvrir la “place” de l’Eternel. Il n’a pas de “place”. Il nous semble que la réponse est la suivante : il n’y a pas de qualité plus élevée et plus forte que celle de la sainteté, de la Qedoucha. Elle correspond à une élévation totale au dessus de toutes les contingences matérielles, avec tout ce que le monde peut tenter de nous proposer, dans tous les domaines par lesquels il veut nous attirer vers le bas. L’Eternel est situé de manière absolue au-dessus de tout cela, et ne peut en aucune manière être concerné par les petitesses et les médiocrités du monde. Or réfléchissons un instant : où nous situons-nous sur cette échelle ? Pouvons-nous affirmer qu’en aucune manière le monde et ses plaisirs ne nous attirent ? Bien rares sont les gens parvenus à un tel niveau… Toutefois, un Juif est conscient de l’importance d’une telle conception : le monde est vil, ce qui peut nous attirer vers lui n’est que passions temporaires et déchéance, et nous passons notre vie à tenter de nous en écarter.

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KOUNTRASS 188eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn
Couverture magazine juif Kountrass 188

“C’est que tout le malheur dont j’avais peur fond sur moi ; ce que je redoutais vient m’assaillir”

(Iyov/Job 3,25)

Il est difficile de comprendre la position de l’Occident, surtout des Américains, tout au cours de leurs discussions avec les Iraniens quant au désarmement de leur pays et au lever des sanctions contre eux. Même si quelques vérifications pourront être effectuées, il ne fait aucun doute que, pour un tel pays, les engagements n’ont strictement aucune signification, et que leur parole de “cesser les activités terroristes” est nulle et non avenue. Au contraire, les énormes fonds qui pourront sous peu (le sénat américain a encore son mot à dire toutefois) arriver à nouveau en Iran vont permettre un éclatement terrifiant du travail de sape effectué par le pouvoir des Ayatollahs partout dans le monde, à faire se proliférer le terrorisme et la violence, à détruire l’Occident et à annihiler ses valeurs. L’Iran se cache derrière le Hezbollah, donc prend part aux violences frappant depuis quelques années la Syrie et le désordre chronique au Liban, ce pays soutient le ‘Hamas, il sous-tend de nombreux troubles dans d’autres pays encore, et, à présent, l’angoisse étreint l’Arabie Saoudite en particulier, face au risque que ce pays parvienne à la force atomique. Cette montée de l’une des branches de l’islamisme fondamentaliste menace finalement les Etats-Unis eux-mêmes de manière directe, le “grand satan”, comme on les traite en Iran. Si nous nous en tenions à l’histoire telle qu’elle apparaît à nos yeux, nous serions amenés à dire que vraiment tout cela ne tient à pas grand-chose : à un président américain quelque peu naïf, avec une dose – dont la mesure est encore à préciser – de sentiments positifs envers l’islam, auquel s’ajoute un secrétaire d’Etat intéressé, autant que son chef, à laisser dans l’Histoire le souvenir de ceux qui ont enfin “fait la paix” avec l’Iran. En filigrane, il se peut qu’un sentiment de vengeance envers Netaniahou soit décelable également.

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KOUNTRASS 183eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Avant les élections…

En une période pré-électorale comme celle que nous vivons actuellement en Erets Israël, le simple électeur peut rester plutôt perplexe. Nombre d’entre nous habitent en Erets Israël, et ont droit de vote. Que leur dire ? Leur hésitation est compréhensible : les attaques directes contre les candidats fusent de toutes parts, et ne peuvent que surprendre. On parle des bouteilles consignées de Mme Netanyahou, de voyages de son mari remboursés par plusieurs sources, dont par l’Etat, et le reste à l’avenant. Et ce, juste pour l’actuel Premier ministre. Mais en ce qui concerne, par exemple, tous les partis politiques de gauche réunis, d’autres soupçons planent, dont l’utilisation d’associations créées juste pour le bien de la cause, pour faire campagne contre Netanyahou – “Tout sauf Bibi !” Ces sombres associations semblent même recevoir des financements en provenance du gouvernement américain, au point que des questions à ce sujet aient déjà été posées au président Obama par des sénateurs de son pays… Inutile de préciser qu’une telle pratique va contre la loi en Israël. On a rappelé à cette occasion une conduite du même ordre qui a été adoptée il y a quelques années, avec d’autres associations luttant pour que Baraq soit élu. Le chef du groupe socialiste, Herzog, a préféré user du droit au silence plutôt que de se défendre. Le même sieur Herzog que nous rencontrons actuellement, en effet. On ne peut que s’interroger : où sont passés les vrais problèmes du peuple juif sur sa terre ?

 

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KOUNTRASS 182eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

La guerre des civilisations !

On n’a pas hésité à parler de “11 septembre” français à l’égard de la sauvage attaque des bureaux de Charlie Hebdo et de l’assassinat des douze personnes qui s’y trouvaient, dont deux policiers – l’un était d’origine musulmane –, et des événements sanglants qui ont suivi, y compris l’attentat qui a frappé le supermarché cacher de Vincennes et fait quatre morts parmi nos coreligionnaires. A la suite de l’attentat frappant les Etats-Unis il y a treize ans, le ministre de l’Intérieur français déclarait : “Nous ne voulons pas nous laisser entraîner à voir en cela une guerre des civilisations.” La France représente un pôle très marquant de la “culture” de l’Occident, ou plutôt, celui d’une enveloppe bien plus large concernant une façon de vivre et une conception globale du monde – ce qu’on appelle une “Weltanschauung”, terme allemand désignant la conception du monde de chacun selon sa sensibilité particulière, qui associe Welt (‘monde’) et Anschauung (‘vision, opinion, représentation’). S’il est un domaine dans lequel la France a énormément “avancé”, c’est celui concernant les notions de laïcité et de liberté d’expression. Il est difficile de nos jours de faire accepter par l’esprit français toute idée reposant sur une foi, quelle qu’elle soit. Et il sera impensable de limiter la liberté d’expression dans quelque domaine que ce soit, selon la (belle) formule de : “Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je ferai tout pour que vous puissiez exprimer votre opinion.” Nul doute que Yichma’ël ne l’entend pas de cette oreille. Les musulmans restent tous attachés à leur foi, et sont de profonds croyants. Or il s’est développé lors de ces dernières décennies un radicalisme islamique qui mène l’ensemble des peuples rattachés à l’islam à se renforcer dans leurs croyances et à se renfermer sur les seuls dogmes musulmans. L’un d’entre eux est le projet de la conquête du monde sous la férule de l’islam, projet qui est en constant développement. Le respect d’autrui ? Il ne lui reste pas grande place sous la botte des conquérants musulmans… Combien sommes-nous éloignés de cette furie, nous le peuple juif, que D’ en soit loué et nous en préserve !

 

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KOUNTRASS 181eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

SURTOUT FAITES VITE !

Terrible réalité ! Lors de notre visite dans les locaux de Yad Ezra Ve – Shoulamit, nous fûmes témoins d’une scène surréaliste. Une femme entra en pleurs dans la petite salle de réfectoire où sont servis les repas chauds aux personnes démunies du quartier orthodoxe HaBoukharim de Jérusalem. «Pouvezvous donner quelque chose à manger à mes enfants? Je n’ai plus rien, moi-même je n’ai rien avalé depuis deux jours». Sans attendre une réponse, elle installa ses trois gamins à une table un peu éloignée de l’entrée, comme par pudeur. A ce stade la honte n’est plus de mise. La dignité humaine préserve la personne d’en arriver là. Par honte, un homme peut se priver de manger pendant trois jours. Surtout, ne pas demander. D’abord pour ne pas se sentir redevable; pour garder l’espoir d’être de ceux qui donnent et non de ceux qui reçoivent, ensuite parce que c’est gravé dans notre mentalité qu’Hachempourvoit aux besoins essentiels de chacun. A notre époque dans un pays développé comme Israël, il est inconcevable qu’une personne ne mange pas à sa faim. Pourtant, il arrive un moment où la honte devient incongrue. Quand il s’agit d’une question de vie ou de mort, quand les enfants ne peuvent plus se concentrer à l’école, n’ont plus la force de parler ou n’osent plus demander, par respect dû aux parents. Ils restent là muets, les yeux hagards. Alors les parents sortent de leur silence, font appel à nous, dans ces moments nous ne pouvons que dire: KEN! Une image horrible me vient en tête. Il est raconté dans le Talmud qu’au temps où les Romains encerclaient Jérusalem, les gens mangeaient leurs enfants. Que D.ieu préserve et fasse que l’on ne connaisse plus cela.

Chez Yad Ezra VéShoulamit, les volontaires repèrent les familles dans la nécessité. Nous avons nos “informateurs”. «Un tel n’est pas sorti de chez lui depuis trois jours». «L’épicier a refusé ce matin, un pain à une petite fille de huit ans parce que la note de la famille n’était plus payée depuis trois mois»… la liste est longue et grande est la peine. La petite fille a dû partir à l’école sans goûter, ses frères et soeurs aussi.

 

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KOUNTRASS 180eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Gog et Magog, la France et la sécurité…

Nous sortons des Grandes Fêtes. Nous avons prié pour le dévoilement de la Gloire divine sur terre dans toute Sa Sainteté, thème développé dans la troisième bénédiction de la ‘Amida de Roch Hachana et de Yom Kippour, dans la Qedoucha. A Souccoth, nous avons lu les haftaroth parlant de la guerre de Gog et de Magog, qui doit avoir lieu durant cette fête – une date est même livrée, celle d’après la Chemita… C’est bien d’actualité ! “Si tu vois les nations qui s’affrontent les unes aux autres, attends-toi aux premiers pas du Machia’h” – disent déjà nos Sages (Beréchith Rabba 42,4). Daesh, Al Qaeda, le Hezbollah, le Yémen, la Syrie, et les autres, tout cela connait actuellement un grand remue-ménage. Il suffit de se rendre sur le Golan pour être aux premières loges. La France n’est pas absente de ce mouvement. Bien entendu, nous faisons allusion à la présence de plus en plus lourde de musulmans, et des incidences que cela peut avoir pour nous. Et pour ce pays. Mais pas seulement. On pourrait parler du “mariage pour tous”, qui collecte un grand public, alors qu’en ce qui concerne le mariage tout classique, tout le monde s’entend pour trouver cette structure rétro et dépassée ! Mais parlons de l’un des éléments clé de la France : la sécurité. Elle touche au social, au financier, et en fait à la vie des gens qui se sentent entourés et protégés par un ensemble de structures qui sont censées épargner aux gens la précarité et les risques de la vie. On est protégé, en France.

 

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KOUNTRASS 179eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

“La vraie guerre”

Le ‘Hovoth halevavoth rapporte l’image du Sage qui rencontre le grand général revenant du combat : “Tu as donc réussi la petite guerre, mais sache bien que maintenant, c’est la grande guerre qui t’attend !” La petite guerre, c’est celle qui s’est déroulée sur le terrain, face à l’ennemi, aussi implacable fut-il. La grande et vraie guerre, c’est celle qui se déroule au quotidien avec soi-même, ses faiblesses, ses aménagements avec les attaques des sentiments, ses chutes et ses désistements. Nous sommes en plein dans cette grande lutte, en ce mois de Tichri durant lequel nous devons nous renforcer, reprendre le dessus et décider de ne plus céder aux incitations du mal. Que l’Eternel nous donne la force et l’intelligence de bien mener cette guerre, la plus importante qui soit ! Et que nous ressortions de ce mois de renforcement et de repentir avec de nouvelles dispositions, afin que la nouvelle année soit bien plus proche de ce qu’elle devrait être. Qu’elle soit conduite selon les lois de la Tora et nous amène à dominer la situation sous tous ses aspects, avec davantage de Tora, de pudeur et d’amour envers les autres. Curieusement, le même Sage pourrait s’adresser aux dirigeants actuels du peuple d’Israël et leur tenir le même langage, mais dans un autre sens : vous revenez de la guerre face au ‘Hamas à la Bande de Gaza, la petite guerre, mais c’est une guerre d’une toute autre ampleur qui vous attend chez vous, celle de vos propres gens, qui sont restés finalement très inquiets ! Le problème de savoir qui est ressorti gagnant de ce conflit ne nous intéresse pas : nous savons bien que depuis 60 ans, ce sont toujours les arabes qui gagnent les guerres, quel que soit le nombre de leurs pertes et l’importance de la destruction de leurs infrastructures… Et la vox populi dans la Bande de Gaza continue à accorder son appui au ‘Hamas !

 

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KOUNTRASS 178eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Toute la terre appartient au Saint, béni soit-Il…

La période est terriblement douloureuse. Il se peut que depuis un siècle, marqué par la généralisation de l’information mondialisée, en dehors des pogroms de Russie et de la Shoah la tension n’ait jamais été aussi forte qu’aujourd’hui entre notre Peuple et les Nations. Les Juifs réunis à la synagogue de la Roquette juste pour lire des Tehilim, le 13 juillet, et d’autres encore, ceux qui ont vécu le jet d’un cocktail Molotov sur la synagogue d’Aulnay ou l’échauffourée à la rue des Tournelles, peuvent témoigner du fait qu’ils ne sont pas passés loin d’un réel pogrom. A Paris, en 2014 ! Quant aux Juifs vivant en Erets Israël… Et, quand on entend ou lit ce que disent les gens, la vox populi, on ne peut qu’être choqué : il est vrai que les frappes israéliennes contre Gaza ont coûté la vie à plus de 2000 gazaouïs (en suite à des milliers de sorties aériennes, ce qui laisse rêveur quant à l’efficacité de l’aviation israélienne si son but était de tuer), mais qu’est-ce, par rapport aux centaines de milliers de musulmans tués au courant des luttes fratricides en Syrie, en Irak, et dans tant d’autres endroits de par le monde ? Abou Mazen n’hésite cependant pas à parler de génocide à Gaza… Pourtant, non seulement Israël se livre à un combat de légitime défense, mais encore il le fait en prenant toutes les précautions possibles : en téléphonant aux gens avant les attaques, en lançant, le cas échéant, une première salve contre les immeubles que l’armée veut détruire, pour bien montrer que la menace est sérieuse, avant de s’exécuter, quelques minutes plus tard. Quand il est question d’intensifier le travail militaire dans une partie de Gaza, des tracts sont lancés, afin d’avertir la population (au grand dam du ‘Hamas, qui exige, sans grand succès, que les civils reviennent à leur place…). Dans quelle guerre au monde a-t-on entendu parler d’une telle conduite ?

 

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KOUNTRASS 155eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

 Question de l’enrôle­ment des étudiants en Yechiva

La « grande » question de l’enrôle­ment des étudiants en Yechiva a été lancée voici peu sur la place publi­que par la Cour suprême, laquelle refusait la loi Tal et exigeait une nouvelle loi, ou, à défaut, la fin du sursis accordé à ces jeunes.
Les hommes politiques l’ont reprise, non sans que, comme c’est devenu l’habitude en Israël, un groupe de manifestants ne l’ait adoptée pour en faire son cheval de bataille, le groupe des « Frayerim » – les gars qui se laissent exploiter par les autres, par ceux qui ne font pas leur service militaire.
Rapidement, l’ensemble de la classe po­litique israélienne s’est entendue sur cette question fondamentale pour le peuple juif, à savoir le scandale que trop de jeunes étudient la Tora et ne participent pas aux efforts de défense du pays ! C’est tout de même fantastique : ce sujet a été la raison unique et précise pour laquelle le gouver­nement a décidé de présenter une loi pour dissoudre l’équipe gouvernante actuelle et de se tourner vers le public pour solliciter un nouveau mandat, via des élections – avant le renversement de la situation à la suite de l’entrée de Qadima avec Chaoul Mofaz dans le gouvernement.
Cette question restera toutefois l’un des éléments chauds de l’été, autour de la rédac­tion d’une nouvelle loi dans ce domaine à la Knesset, et on imagine déjà les débats hou­leux qui se dérouleront dans cette enceinte, tant les partis politiques sont convaincus que c’est là le sujet qui importe le plus au peuple d’Israël de nos jours.
Il fallait en fait s’y attendre : la vieille gé­nération cède sa place à une nouvelle, « qui ne connaît pas Yossef », comme il est dit à propos du nouveau pharaon de l’Egypte où vivaient nos ancêtres. L’ancien monarque savait combien Yossef avait apporté à son pays, le sauvant de la situation dramatique qui la menaçait du fait des années de vaches maigres qui allaient survenir.

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