birourim

KOUNTRASS 168eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

A la veille de la nouvelle année

Q’uel grand bienfait l’Eternel accorde au peuple juif, en lui donnant une période durant laquelle il doit revoir ses actes et reformuler son avenir ! Car telle est la nature de Roch haChana puis de Yom Kippour, ces Grandes Fêtes que nous allons vivre sous peu. Que pouvons-nous revoir, à quoi devons-nous penser, comment reformuler notre avenir ? Bien entendu, ce sont des questions que chacun doit se poser. Toutefois, une remarque du rav Guidalia parue dans sa Iguéret ha’Hinoukh (juin-juillet 2013) a attiré notre attention : la jeunesse juive orthodoxe de France est en voie de disparition, écrit-il ! Il arrive à cette conclusion en mettant de côté la communauté vieillissante qui fréquente les cours et les Kollelim en France. Il reconnaît toutefois que le nombre d’écoles juives augmente, mais pas celui des jeunes adolescents. Une partie bénie s’est rendue dans les Yechivoth en Erets Israël, mais quand il s’agit de renforcer les Yechivoth françaises, c’est à des ba’hourim israéliens que l’on fait appel (en sachant que ce n’est pourtant pas forcément une bonne chose pour eux que de leur faire découvrir le matérialisme sans mesure de la France…). Nos adolescents titubent, ne savent pas comment gérer la Tora et les mitswoth, en parallèle avec la vie française, sa permissivité, sa perméabilité à toute incitation aux passions et à la chair, sa décadence.

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KOUNTRASS 167eme NUMERO

Dans Orthodoxes/Rav Henri Kahn

Les derniers « birourim » (les dernières épurations)…

D’une certaine manière, la période actuelle est très positive ! Les ouvrages saints disent qu’à la fin des temps, une période de « birourim », de « tirages au clair » de nos positions, aura lieu. Chacun sera alors obligé de clarifier sa foi, sa conduite et son adhésion à la Tora. Les difficultés d’une telle période seront telles, que nos Sages ont pu écrire sur la période pré-messianique : « Qu’elle arrive, mais que je ne sois pas là pour la voir ! » (Sanhédrin 98b). Quand on pense à la Shoah, qui était de l’avis de tous l’une des phases de la période pré-messianique, on peut comprendre cette expression de nos Sages sans difficulté aucune : peut-on imaginer période plus redoutable que celle-ci ? Toutefois, le Machia’h n’est pas venu. Plus encore : nous sommes confrontés à d’immenses difficultés et à des épreuves redoutables. D’une autre nature, toutefois. Il semble que ses difficultés peuvent être classer en deux catégories : celles nous frappant du côté des taavoth (des tentations, plaisirs physiques), et celles nous attaquant du côté de la foi, nous amenant à nous demander si notre voie est réellement la bonne, et en tout cas nous forçant à déployer un très grand dévouement pour pouvoir continuer sur notre lancée.

 

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